Début des années 50, Son père, Hadj Mohamed Amor KABAJ, marocain mulsuman, d’une grande famille originaire de Fès, célèbre pour son combat farouche en faveur de l’indépendance du royaume chérifien, amateur d’art et fin lettré. Sa mère, Dounia ARMINAK SARKISSIAN, russe arménienne, orthodoxe avait été élevée au Caire en Egypte où ses parents s’y étaient installés après avoir fui la révolution bolchevique. La rencontre au Caire entre Dounia et Amor fut une passion qui traversa tous les obstacles d’ethnie et de religion. Les premières années de sa vie, Fayçal vit avec ses parents entre le Maroc et l’Espagne. Il parle déjà quatre langues. Sa mère décède d’un cancer à l’hôpital américain de Paris, le jour de la déclaration d’indépendance du Maroc. Et c’est ainsi que toute la famille endeuillée retournera vivre à Casablanca. |
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Fayçal commencera ses études à l’Alliance israélite où il fut admis par dérogation exceptionnelle à sa religion. Puis il finira ses études jusqu’au baccalauréat au lycée Lyautey de l’Alliance française. C’est là, qu’il fera ses classes en compagnie de ses amis Sidney et Ralph TOLEDANO, ainsi que Armand HADIDA. |
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Son bac « C » en main, il fera une année de préparation HEC à Lyon, puis la faculté de Sciences économiques. De retour au Maroc, et malgré les possibilités économiques et industrielles que représentaient son père, Fayçal décide de s’installer à son compte et de s’adonner à son passion « la mode » en créant en 1974 sa première collection qu’il présentera en avant première à Zyga PIANKO, propriétaire de Pierre d’ALBY et qui lui permit de démarrer dans un monde nouveau. Ainsi, il collabora avec Jean-Charles de CASTELBAJAC et Agnès B, alors stylistes de la maison Pierre d’ALBY, tout en réalisant ses collections au Maroc à base de voile et de tulle de coton utilisés par les autochtones pour les chèches et les gandouras, teintes artisanalement avec des produits végétaux. En fait, son virus pour la mode l’a saisi en Angleterre dans les années 1965, 1966, 1967 où Fayçal y séjourna pour parfaire ses études et la langue anglaise, à HASTING puis à LONDRES. « Pour moi, cela a été un choc total de civilisation, comme si je débarquais sur une autre planète où la liberté, l’amour et la tolérance étaient les seules lois. |
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La musique, les codes vestimentaires excentriques, le non conformisme, la liberté des relations m’ont entraîné à tout jamais ». En 1980, il décide de venir en France et intègre la maison Pierre d’ALBY au début comme assistant puis comme directeur artistique. Il s’en suivra une collaboration de cinq ans et une grande amitié avec Zyga PIANKO. Lorsque ce dernier vend sa marque, Pierre d’ALBY, Fayçal décide de faire son propre chemin et d’appliquer la rigueur dans la création qu’il avait apprise dans une maison qui avait lancé parmi les plus grands stylistes dans les années 60 et 70. « Les cinq années avec Pierre d’ALBY ont été les années d’apprentissage et de lutte acharnée où il fallait imposer mes idées tout en respectant l’identité de la marque qui avait été précurseur dans ces années là avec des stylistes comme Emmanuelle Khan, Michèle Rosier, J-C de Castelbajac, Agnès B, Pablo&Délia, Odile Lançon.
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Années de galères d’argent et le quotidien d’une vie sans papiers, profil bas et humilité était de rigueur, c’étaient les années d’insouciance ». En 1985, il rencontre Véronique, sa compagne dans la vie et dans la création. En 1986, il crée sa société et la première collection de PLEIN SUD. En 1991, il présente sa première collection « Couture » griffée Fayçal AMOR. En 1997, il lance PLEIN SUD JEANS, PLEIN SUD SUN et PLEIN SUD SOIR. En 1998, Première collection de chaussures et accessoires. |
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